Résonance Tech à Montbenon

Évènement Gratuit –  Inscription Obligatoire


Mercredi 29 novembre 8h30 – 12h00
Casino de Montbenon (Salon bleu)

Public cible :

Architectes, urbanistes, paysagistes, ingénieurs, aménageurs, pouvoirs publics : canton – communes

Programme

8h30

Accueil

9h

Introduction

9h10 - 9h30

Emmanuel Ventura

Sur la place de l’acoustique en architecture

1 – Auditoire César Roux : Acoustique low-tech du bois au béton

2 -Une surélévation en bois, working-space, un partenariat avec l’EPFL: la question du confort au travail et du bois.

3- Le parlement vaudois : la question du bruit des débats et du bois.

4 -Un vortex sonore en bois : la question de l’acoustique d’une cours

9h30 - 10h00

Nadine Schütz

L’acoustique dans l’aménagement urbain – Le rôle de la végétalisation

Pause

10h20 - 10h40

Lucie Mérigeaux (Cedotec) Utiliser le catalogue Lignum des valeurs phoniques

10h40 - 11h00

Delphine Bard  (Acouwood) Basses fréquences et bruit de chocs

11h00 - 11h20

Victor Désarnaulds (EcoAcoustique Lausanne)

Transmissions latérales / Comment réussir l’acoustique d’une construction bois ?

11h20-11h30

Echanges avec le public

11h30

Cocktail

Biographies

Emmanuel Ventura

Né à Vevey en 1966, Emmanuel Ventura est au bénéfice d’un diplôme d’architecture obtenu en 1986 à l’Ecole d’Ingénieur de Genève HEIG puis d’un diplôme d’architecture obtenu en 1992 à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne EPFL. M. Ventura a débuté sa carrière en 1989. Il collabore pendant 8 ans avec Bernard Tschumi et Luca Merlini à Paris et à New-York.

Il participe à de nombreux travaux d’architecture et d’urbanisme, concours et réalisations, en Suisse et à l’étranger. En 1997, il fonde le bureau M+V, Merlini & Ventura architectes à Lausanne. Le bureau a été honoré d’une nomination à la Distinction Romande de l’Architecture en 2010 et aux ‘ Swiss Performance 2011’ décerné par la revue d’architecture Archithèse. Emmanuel Ventura a également enseigné et est intervenu régulièrement comme expert. Il a présidé la section romande de la Fédération des Architectes Suisses (FAS) de 2009 à 2012. Emmanuel Ventura est nommé architecte cantonal en octobre 2012. Il a dirigé entre 2016 et 2020 la Direction de l’Architecture et de l’Ingénierie DAI qu’il a réorganisé. Il est membre de la Conférence Suisse des Architectes Cantonaux CSAC. Il est vice-président de la Chambre des Architectes CA. Il co-préside la 5ème Distinction Romande d’Architecture 2021/2024.

Nadine Schütz

Nadine Schütz est artiste-architecte sonore indépendante, et fondatrice du studio de conception sonore (((Echora))) d’abord à Zurich et ensuite à Paris. Ses projets associent l’architecture paysagère, l’acoustique environnementale et l’art sonore, et sont souvent situés dans l’espace public. Au sein des projets d’aménagement urbains et paysagers, ses interventions sonores combinent la lecture poétique d‘un site avec le souci d‘en augmenter le confort et l‘identité acoustique, et participent de manière tangible à l’expérience quotidienne des usagers. En 2022, son travail sur la mémoire sonore industrielle des Grandes-Serres de Pantin, qui accompagne la transformation du site des anciennes usines Pouchard à Pantin, est récompensé par les Trophées du Design Sonore, catégorie “Vie & Société”, au Concours International Le Mans Sonore. Parmi ses projets actuels, on peut citer une promenade sonore pour le Franchissement Urbain Pleyel à Saint-Denis, la conception sonore des espaces extérieures et d’un ensemble des dispositifs multi-sensorielles ludiques qui mettent en valeur la biocénose d’un site aux talus ferroviaires à Champs-sur-Marne, ou l’aménagement acoustique des jardins communautaires du village olympique des Jeux d’été 2024. 

Nadine Schütz est architecte dipolomée de l’ETH Zurich, où elle a également soutenu sa thèse de doctorat Cultivating Sound – The Acoustic Dimension of Landscape Architecture en 2017. En 2013 sa démarche est couronnée du prix Young Researchers Thinking the Contemporary Landscape de la Fondation Volkswagen. De 2014-2017 son travail innovant sur le paysage sonore est patronné d‘une bourse de recherche importante du Fonds National Suisse (FNS). En 2016 elle est co-fondatrice et conceptrice de l’Audiovisual Lab à l’ETH Zurich, un laboratoire de recherche et d’enseignement spécialisée, où elle enseigne désormais l’acoustique du paysage. Depuis 2018, elle poursuit ses recherches également dans le cadre d’une résidence à l’IRCAM (Institut de recherche et coordination acoustique/musique) au Centre Pompidou à Paris.

Lucie Mérigeaux

Ingénieure ESTP/CHEC (construction bois)

Ingénieure diplômée de l’ESTP à Paris et titulaire d’un Certificat de Conception et Hautes Etudes de la Construction en Bois du CHEC de Paris.  Au cedotec, Office romand de Lignum depuis novembre 2011en tant que responsable du service technique, avec comme principales tâches les conseils techniques, le service de Blower Door ainsi que les expertises. Chef de projet au sein du bureau d’étude bois CBS-CBT à St-Sulpice de 2006 à 2011. 

Delphine Bard

delphine

Titulaire d’un doctorat de l’EPFL en sciences physiques – spécialité acoustique, chercheuse notamment pour la KU Leuven (Belgique), auteure de nombreuses publications scientifiques, Delphine Bard est aussi Fondatrice d’Acouwood. Elle travaille aujourd’hui en tant qu’experte acoustique sur de nombreuses constructions bois à travers l’Europe.

Victor Desarnaulds

Diplômé EPFL en physique (1992), doctorat ès science EPFL (Architecture 2002), acousticien diplômé de la Société Suisse d’Acoustique SSA (1995).

Chef de projet au bureau d’ing. G. Monay depuis 1992 puis membre fondateur et associé et du bureau EcoAcoustique depuis 2008 (plus de 1500 études et expertises).

Chargé de cours dans diverses hautes écoles (l’EPFL, HES-SO,etc.) et conférencier invité pour des entreprises ou associations. 

Juge-assesseur auprès de la chambre administrative du Tribunal cantonal vaudois. Expert de la Société des Ingénieurs et Architectes Suisses (SIA) et membre de la commission de normalisation de la SIA 181 (Protection contre le bruit dans le bâtiment). Directeur de recherche dans le cadre de divers mandats de la Confédération (OFEV, OFEN, FNS). Expert représentant la Suisse dans les programmes de coopérations européennes, notamment dans les constructions en bois (COST FP0702 Net-acoustics for  timber based lightweight building and éléments)

Auteur de nombreux articles dans le domaine de l’acoustique pour des revues scientifiques et des congrès internationaux (cf. https://www.ecoacoustique.ch/references/publications-scientifiques/)

Biographie des artistes

Saodat Ismailova

Née à Tachkent en 1981, Saodat Ismailova se forme en études cinématographiques et télévisuelles à l’Institut national des Arts de Tachkent, lieu de transmission de l’héritage russe sous l’ère soviétique. L’exploration des diverses cultures qui façonnent l’Asie Centrale est au cœur de sa pratique dès ses premiers courts-métrages réalisés au milieu des années 2000. Elle porte une attention particulière aux pratiques rituelles de la musique et de la danse, ainsi qu’aux transformations du paysage par l’exploitation intensive et l’industrie lourde tout au long du XXe siècle. Son œuvre intègre peu à peu des objets, fruits de recherches de terrain sur les traditions vernaculaires qui ont survécu à la domination soviétique. En 2013, elle représente l’Asie Centrale à la Biennale de Venise avec une pièce vidéo, Zukhra, s’intéressant aux mythes qui entourent la planète Vénus. L’artiste trouve là le premier nœud d’une conjonction de l’intime, des mythes collectifs et de la macro-histoire. L’œuvre semble ausculter l’inconscient onirique d’une jeune fille assoupie : elle témoigne d’une étude des récits de rêves qu’Ismailova a collecté auprès des communautés rurales.

En 2018, l’artiste est diplômée du Fresnoy – Studio national où elle crée deux installations à projections multiples : Stains of Oxus (2016) dresse un portrait du fleuve Amou-Darya, qui traverse l’Asie Centrale du Pamir à la Mer d’Aral, tandis que Two horizons (2017) relie la station spatiale russe de Baikonur aux premiers shamans qui vivaient autrefois sur le même site.

La série de photographies The Letters (2014-2017) puis le film The Haunted (2018), récemment entrés dans la collection du Centre Pompidou, élaborent subtilement l’idée d’une mémoire chiffrée que l’extinction menace, entre le palimpseste linguistique constant de l’Asie centrale et l’image totémique du tigre de la Caspienne, espèce autrefois sacrée qui n’a pas résisté à l’exploitation intensive des sols.

En 2022, l’artiste participe à la Biennale de Venise et à la Documenta de Cassel et reçoit le Eye Prize décerné par le Eye Film Museum, Amsterdam.

Enrique Ramirez

Né en 1979 à Santiago du Chili. Depuis 2010, il vit et travaille entre Paris (France) et Santiago (Chili). Il a étudié la musique populaire et le cinéma au Chili avant de rejoindre le master postgrade en art contemporain et nouveaux médias du Fresnoy -Studio National des Arts Contemporains (Tourcoing, France).

En 2014, il remporte le prix découverte des Amis du Palais de Tokyo, Paris, France. Il a depuis exposé dans des lieux majeurs comme Le Palais de Tokyo, le Centre Pompidou, l’Espace Culturel Louis Vuitton ou le 104), en France (le Grand Café, Saint-Nazaire) et en Amérique centrale et du Sud (Museo Amparo, Puebla, Mexique ; Museo de la memoria, Santiago ; Centro Cultural MATTA, Embajada de Chile en Argentina, Buenos Aires).

En 2017, il est invité à la 57e Exposition internationale d’art – La Biennale di Venezia, sous la direction de Christine Macel.

Le travail d’Enrique Ramírez combine la vidéo, la photographie, les installations et les récits poétiques. Ramírez apprécie les histoires dans les histoires, les fictions qui traversent les pays et les époques, les mirages entre le rêve et la réalité.

Cet artiste chilien, qui vit et travaille entre le Chili et la France, utilise souvent l’image et le son pour construire une profusion d’intrigues et occuper l’équilibre entre le poétique et le politique. Ses mondes imaginaires sont attachés à un élément obsessionnel : sa réflexion part de la mer, espace de mémoire en perpétuel mouvement, espace de projections narratives où le destin du Chili croise les grands récits de voyage, de conquête et de flux migratoires. Ses images liquides parlent de l’éclat d’une vérité en fuite permanente, du ressac de l’histoire, qui se répète toujours et n’est jamais la même.

Fernando COLIN ROQUE

Fernando Colin Roque (1989, Mexique). À travers son travail Fernando essaie de comprendre la condition humaine, ainsi que sa contradiction, sa fragilité et son ambiguïté face à des faits complexes comme, le genre, la migration, la mémoire et la mort. En 2008, il réalise Le Chant des plaines, documentaire qui gagnera de nombreux prix. Il étudie au Berlinale Talent Campus. Il réalise Le Cri le plus vivant, une production du Ministère de la Culture du Mexique, ainsi que le film Coba : Esperanza. Ikki Films, produit son prochain long métrage documentaire La Vida es un carnaval.

Gregor Božič

Gregor Božič est né à Nova Gorica, pendant les Jeux olympiques d’hiver de Sarajevo. Cinéaste, directeur de la photographie et chercheur en pomologie méditerranéenne, son premier film en tant que réalisateur, Il était une fois un châtaignier, a été présenté, en avant-première, au Festival international du film de Toronto (TIFF), en 2019. Le film a reçu de nombreux prix avant d’être projeté dans plus de cinquante festivals internationaux de cinéma. En qualité de directeur de la photographie, il a travaillé sur des films présentés et récompensés dans de prestigieux festivals internationaux, dont Locarno, Rotterdam, Tribeca et le FID Marseille. La première année de son séjour au Fresnoy, Gregor a créé une installation photographique, Images de fruits rêvées par de vieux paysans en hiver, montrée dans le cadre de l’exposition Panorama 22 – Les sentinelles en 2020.